samedi 20 novembre 2010

Pont du 11 novembre 2010 Les retrouvailles

Pour ce WE Pont du 11 novembre Pat et Alain ont fait le déplacement. Merci à eux ils viennent quand même de Pau et Toulouse voire même d'un village gaulois en Bretagne dont j'ai du mal à me souvenir le nom. Nelly et Domi sont aussi des nôtres mais ils viennent plus en voisins quoique Cannes soit quand même à deux heures du Lavandou.

Retrouvailles vers 23 h le jeudi soir à la panne; on charge tout à bord en vitesse pendant que les deux petits chauffages d'appoint réchauffent les cabines et le carré. C'est tout l'avantage du bateau; les volumes sont faibles et faciles à chauffer.
9 h jeudi matin on quitte le quai du Lavandou: Direction: La Corse et plus précisemment Calvi; le vent est portant conformément aux prévisions météo à tel point qu'on se retrouve rapidement vent arrière foc en ciseaux. Le tangon récemment acheté est tout de suite appécié. Les cirés aussi sont appréciés car il fait un peu frais mais on est tellement bien sur la mer jolie. En plus il n'y a personne; on se demande pourquoi ?















L'après midi se passe assez tranquillement; le vent forci jusqu'à 25 - 27 noeuds; on réduit la toile en conséquence; le bateau reste confortable et on prépare le bateau et l'équipage pour la nuit; le coucher de soleil est un peu sombre..










Sécurité est de rigueur: Gilet de sauvetage et harnais sont distribués à chacun pendant qu'à l'intérieur le " meileur d'entre nous" prépare le repas.












Le vent forci progressivement et Pat enregistrera même 37 noeuds à l'anémomêtre. Je suis moi-même très satisfait; nous avons en effet bien réduit la toile et le bateau se comporte comme un charme. Sur la fin de la nuit Hélia remonte au bon plein par 30 noeuds de vent sans que cela soit pénible; un bon bateau.

Arrivée de nuit ( 5 heures du mat ) à Calvi. On se met au port et dodo. On découvrira au reveil une ambiance Uschuaia avec les montagnes ennneigées au dessus de Calvi.











Il n' y a plus le lendemain qu'à faire une grasse matinée bien méritée puis à visiter la ville forte












Après une bonne nuit de repos on quitte le quai Samedi matin, cap sur le continent.

Les conditions sont meilleures - un peu plus doux et un vent plus. En plus le vent a tourné - comme prévu par la météo -et on repart au bon plein cap sur St Tropez. Rapidement le vent adonne et on vise ensuite droit sur Le Lavandou. Bonne nav pendant la journée.








On arrivera finalement à 5 heures du matin en baie de Port Man ( Pors Cros ) par nuit noire. Merci au GPS qui permet de rentrer dans une crique non éclairée par nuit noire dans une nuit sans lune.









Le lendemain ne sera qu'une balade autour de Port Cros pour rejoindre le port attache. On croise un canot breton égaré entre les iles d'Or.


20 heures dans un sens, 20 heures dans l'autre; pour le coup c'était réglé comme une horloge.

dimanche 19 septembre 2010

Pierre, Jean-Claude et Chantal

WE des 11 et 12 septembre: Pierre et Jean-Claude m'ont rejoint le vendredi soir; la dernière fois qu'on avait navigué ensemble c'était il y a à peine plus de quarante ans; c'était sur un snipe immatriculé 13567 qui avait la mauvaise habitude de se perdre sur des "iles" au large de Fos.

Pour ces retrouvailles, on a pu évoquer pas mal de souvenirs; ce qu'il y avait de sympa c'est de les partager puisqu'on n'avait pas obligatoirement les mêmes.

Nous voillà donc partis le samedi matin à nous trois et Hélia. Petit temps mais vite suffisant pourr pousser Hélia derrière Porquerolles coté large. Plutôt sympa surtout que la météo avait raison et qu'on se trouve donc au portant sur toute la route.

En fin d'après-midi après une bonne sieste-baignade en baie des langoustiers nous allons récupérer Chantal au port de Porquerolles. Elle avait en effet à faire ce samedi au Lavandou. Elle a donc pris la navette de l'ile de Gien pour nous rejoindre au port de Porquerolles: 10 mns de traversée pour elle alors que nous mettons souvent bien plus de temps mais nous consommons moins de fuel !


Direction la pointe Alicastre et son mouillage de rêve et un bon dîner au coucher du soleil.



Le lendemain matin: petite baignade au réveil puis on dérape après le petit déjeuner; calme au début puis petite brise qui se lève "au portant" puisque la météo ne s'est pas trompée. On envoie le spi


Ca papotte à bord

Puis après une pause déjeuner au cap Bénat agrémentée d'une autre séance baignade on profite de la brise qui se lève pour se faire une belle partie au retour.

On notera que Pierre n'a pas changé; il régatte dès qu'il peut et tape un concurrent qui emmêle le génois dans l'étai. Un zéro pour Hélia: Match gagné!

vendredi 11 juin 2010

Brume

Ce Week-end des 5 et 6 juin 2010 restera la première expérience d'Hélia dans les bancs de brume.

D'abord Hélia était ravie de retrouver l'indien - je veux dire Laszlo. - qui n'était pas venu en Europe depuis 10 mois. Pour fêter ça on a décidé de faire dela voile, dela voile et de la voile.

Débarqué au train à Toulon le vendredi soir on n'a pas attendu un instant et on sortait du port à 23 h 45.

Petite brise à 4 à 5 noeuds, Hélia avance doucement vers le cap Bénat. Laszlo prend le premier quart. Direction le large, cap au Sud Ouest.

Le lendemain on continue la balade.

Le lendemain alors que nous sommes à bien 40 miles au large on s'enfonce dans un banc de brume. Ambiance de terre-neuvats, le froid en moins !

On passe la nuit dans la brume et entouré de cargos qui croisent nos routes. Merci l'AIS et le radar qui nous permettent de détecter tout ce beau monde autour de nous. Les instruments c'est quand même top.

Au matin je me lève et trouve Laszlo en train de "faire son quart"; j'ose à peine passer cette vidéo, il y en a qui risque de croire que c'est un exemple à suivre: SUREMENT PAS !


Bon force est de constater qu'il skippe quand même pas mal le bateau quand il s'y met

Sauf qu'il y a des breaks

Et plus tard viennent les dauphins, des tas de dauphins

Au large il y a toujours quelque chose à faire; en final on est allé à 60 nautiques au Sud des iles d'Hyères soit à peu près à la hauteur de la frontière espagnole.

lundi 26 avril 2010

Au large

Ce WE des 24 et 25 avril 2010 le but était simple: Faire sentir à Jean-Louis ce que c'est qu'être au large, lorsqu'on ne voit plus la terre et... lui montrer ce qu'il y a de l'autre coté de l'horizon.

Rassemblement Domi, Jean-Louis et moi vers 9 h 45 samedi sur Hélia; tout est prêt, à 10 heures du matin on quitte le quai.

Direction la pointe Est du Levant qui nous permet de faire cap au Sud vers... nowhere !
La matinée est tranquille et dès la pointe Est de l'ile du Levant on est au portant. Spi à gogo il doit être 11 heures du matin, on ne l'affalera que le soir vers 19 heures pour faire demi tour.

Je voulais vraiment faire sentir à Jean-Louis ce qu'était le large mais je n'avais pas du tout anticipé sa réaction. Il est vrai qu'il y avait une petite houle pervèrse qui malmenait un peu l'estomac. Au final Jean-Louis est resté un peu moins actif qu'il ne l'aurait voulu toute cette après-midi.

Le temps était malgré tout sympa et, la proue visant droit au Sud on a passé l'après-midi à regarder disparaître la côte et les îles les unes après les autres.

Finalement vers 18 heures il n'y avait plus rien autour sauf que c'est à ce moment là que les visites ont commencé.

D'abord des méduses voiliers, tout un tas: Mignonnes mais elles n'incitent pas à la baignade.

Ensuite les poissons lunes, avec leur nageoire caractéristique qui pointe vers le ciel comme une pale d'hélice puis replongent dans la mer.

Puis les hirondelles qui ont commencé à tourner autour d'Hélia. Oiseaux migrateurs qui revenaient de la cote Sud de la Méditerranéenne. Epuisées elles sont trop contentes de se poser sur Hélia. Plusieurs rentrent même à l'intérieur comme pour nicher. L'une d'entre elle sans qu'on s'en rende compte restera même jusqu'au lendemain matin laissant un petit souvenir " fianteux" sur la table à carte.

Puis les dauphins qui viennent passer plus d'une heure à jouer devant l'étrave. Toute la vie du large s'est rassemblée pour fêter les premiers pas de Jean-Louis dans cet autre monde, ce monde où la nature reprend ses droits.

Vers 19 heures on fait demi tour car les prévisions météo sont vraiment .... calme, calme, calme.

Je prends le premier quart de bannette à 21 heures. Domi prend Hélia en main. En fait il me réveille comme prévu à minuit mais, le vent ayant tourné dans la bonne direction, Hélia a avancé comme une folle et déjà les îles d'Or sont en vue. Je prends le quart suivant et vers 2 h 30 du matin on passe le goulet entre l'île du Levant et Port Cros. De nuit c'est impressionnant car il n'y a aucun balisage nocturne dans ce coin-là. Heureusement que la lune est presque pleine; elle nous éclaire. Le passage du goulet devient un réel plaisir.

Arrivée de nuit à Port Man, la petite crique de Port Cros. Je me méfie car je pense bien qu'il peut y avoir un ou deux bateaux mouillés. A priori rien puisque aucun feu de mouillage n'apparaît. Tu parles, les enfoirés font économie de batteries. Ils sont bien cinq dans la anse mais aucun n'a mis ses feux de mouillage pensant que personne n'aurait le culot d'entrer dans cette anse de nuit; c'est compter sans Hélia, son équipage de choc et son GPS de course.

On mouille au fond de la crique comme en plein jour et... dodo.

Le réveil le lendemain matin est tout enchantement: Un soleil radieux sur une crique de rêve. A tel point que l'équipage du bateau d'à coté décide de se baigner. L'eau est à 14 degrés. A bord d'Hélia on opte pour la version petit déjeuner douillet.

On dérape vers 10 heures pour contourner Port Cros, départ à la voile quand même. Petite brise vraiment légère. On se traîne mais
ce sera une occasion rêvée pour apprécier sur le coup de midi l'extraordinaire tournedos Rossini concocté par Jean-Louis et cuisiné par Domi. Un délice surtout qu'il a été introduit par un vin jaune du Jura et la concoillotte associée absolument fantastique.













Chacun prend son tour de "quart" sur le chemin du retour.












samedi 19 décembre 2009

Bain de foule

Ce week-end du 22 - 23 août la côte est encore hyper chargée. Dominique et Jean-Louis me rejoignent et sont accompagnés de Dorian, le neveu. En fait Dominique se présente dans une tenue un peu spéciale. Il a chassé le sanglier deux jours auparavant et le volià équipé d'une superbe minerve. Juste une excuse pour glander quand on bossera comme des forcenés sur Hélia.





Une fois de plus la météo est sympa: vent d'ouest le samedi et vent d'est le dimanche. C'est Cap Lardier assuré.La navigation du samedi est facile, il y a peu de vent, Hélia avance doucement; il fait chaud Baignade
suivie d'un picnic léger et d'un petit repos pour certains










Un peu plus tard le vent se lève et on profite d'une bonne brise pour initier l'équipage aux manoeuvres

Finalement on arrive à la baie du cap Lardier. C'est la foule des grands jours. Bonbons, caramel, chocolats !!!






Bonne surprise Pascal vient nos rendre visite.
Un peu plus tard le vent se lève un peu; le mouillage sera rouleur; on décide donc d'aller mouiller ailleurs et là ...problème: Le guindeau ne marche plus. L'équipage se la fait à l'ancienne en manuel. Bon pas simple et fatiguant mais j'ai des costauds à bord; ils s'en sortent bien.








En fait c'était le fusible mais je ne savais pas où il était.
Repas du soir plus au calme






Le vin du Jura de Dorian est assez costaud.
Le lendemain la nav est sympa avec une petite escapade vers le banc du Magaud






Bon là j'avoue qu'on aurait pas dû s'approcher si près; les instructions nautiques nous l'interdisent. En fait on voulait quand même voir ce que c'était.
En fin de la balade on musarde du coté de Port Man, l'autre crique de port Cros; comme ailleurs il y a du monde. J'y reviendrai hors saison, c'est assez joli.
On assiste là à une belle manoeuvre d'un vrai marin qui quitte la crique sous voile
Pour le retour, l'équipage est au point et s'occupe de la manoeuvre et moi, je "surveille".

dimanche 13 décembre 2009

Les Week-End d'été

Quand viennent les vacances d'été aux iles d'Or l'ambiance change substantiellement. Finies les criques desertes, finis les accès au port facile et tardif. C'était attendu, il y a du monde.

J'ai quand même fait quelques WE sympas. Par deux fois je suis allé au cap Lardier en solitaire. J'ai découvert les bienfaits d'une météo assez précise. Ces deux WE la météo m'annonçait vent d'ouest le samedi et vent d'est le dimanche. Pas de souci, vent arriere à l'aller et vent arrière au retour. La renverse de vent est à l'heure. Que demande le peuple ?

Et puis les baies du cap Lardier, à coté de la fameuse plage de Pampelonne, sont surtout envahies par les gens de Saint Tropez. A 17 h ils quittent les criques et vont passer la soirée en ville. On reste à quelques bateaux ancrés le soir. C'est plus cool.

Mon plus beau souvenir de ces deux week-end: J'ai levé l'ancre vers 5 h 30 un dimanche matin; il faisait bon. Je suis parti doucement vers le Lavandou. Petite brise légère, mer plate. J'étais au large à prendre mon petit déjeuner dans le cockpit et le soleil majestueux s'est levé sur l'arrière d'Hélia. Rien autour, le monde était à nous.