dimanche 22 novembre 2009

Solitaire le retour

Mercredi 17 juin - Bandol
D'abord disons-le tout net, c'est marrant d'aller et de venir à l'Executive Committee d'Alstom Transport en bateau. Ça met du fun dans les réunions.
J'ai donc quitté l'équipe d'Alstom vers 14 h après le déjeuner; ils sont partis en minibus vers l'aéroport et moi je suis descendu au port rejoindre Hélia.
La suite: encore une belle manoeuvre de sortie; comme il y avait pétole j'ai, pour une fois, poussé au moteur jusqu'aux Embiez ( 1/2 h ) puis j'ai tout envoyé; le vent s'est levé et....miracle, j'ai mis le spi:

Une pensée émue et un grand merci à Laszlo; c'est grâce à lui que j'ose l'envoyer seul. Chaque fois que je suis un peu hésitant, je me pose la question: Qu'est-ce que Laszlo m'aurait encouragé à faire ? Il est vrai qu'avec ça j'en fait un peu plus que ce que mon naturel prudent me porterait à entreprendre.

Progressivement la routine s'installe.

Et puis j'affale le spi et là, ça ne se passe pas comme j'aurais aimé. Le spi se prend dans l'étai; c'est le bazar. Je bataille et finalement je m'en sors mais je m'en serai bien passé.

Plus de peur que de mal et la routine ( et le pied ) reprennent. Ambiance

La suite n'est plus qu'un enchaînement de plaisirs et presque jouissance.

Le soir je mouille en baie Alicastre à Porquerolles. Baignade pour inspecter le mouillage suivie d'une bonne bulle. Un peu plus tard un autre voilier solitaire vient mouiller à coté. Son skipper fait comme moi il plonge pour inspecter son mouillage. Je lui fais signe et l'invite au prétexte que "le solitaire c'est super mais qu'est-ce qu'on a l'air con quand on arrive au port! ", il vient à bord. On prend l'apéro, on partage le repas. Le seul défaut est qu'il doit rentrer à la nage vers 10 h du soir après la bouffe car ni lui ni moi n'avions gonflé l'annexe. Il a quand même dû avoir un peu froid en se mettant à l'eau après le dîner dûment arrosé.

Le lendemain je rejoins Le Lavandou, et je rentre facile.

Bilan de cette escapade: 72 heures de solitaire, et pas de difficulté. Conduire Hélia par vent raisonnable, c'est comme conduire sa voiture seul. C'est naturel, il ne faut pas en faire un fromage. Je recommencerai.

dimanche 15 novembre 2009

Premiers pas en solitaire

Il y a un début à tout; ce WE des 13 et 14 juin est le grand moment tant attendu:
le solitaire !
Je balise un peu; dans ma tête j'ai tout préparé, cent fois j'ai répété les manoeuvres dans mes moments d'inactivité, pendant les périodes où, éveillé la nuit, je jouais la crêpe. Mais entre le rève et la réalité qu'est-ce qui diffère ? J'appréhende surtout les départs et arrivées au port. Pour le reste je me sens prêt. Bon les autres l'ont fait, il y a 47 ans que je fais de la voile, je ne suis quand même pas plus con qu'un autre alors je me lance.
Le départ se passe comme à la parade; pas une erreur, rien, Hélia sort du catway comme une princesse, elle se faufile ensuite entre les bateaux du port sans que personne ne remarque que je suis seul tellement tout va bien. C'est ce que je veux, le faire comme la chose la plus naturelle du monde, comme si je le faisais tous les jours.
Hors du port, je range les parebattages calmement et j'envoie les voiles. Rien à dire ça marche et je mets le cap sur Bandol où je suis attendu demain dimanche dans la soirée.
Le première journée se passe simplement; en mer c'est facile; n'oublions pas qu'à bord nous sommes quatre.: le capitaine ( moi) , le barreur ( le pilote automatique ) , le navigateur ( le GPS ) , la vigie ( radar, AIS ). Un équipage plutôt fiable et qui fait signe quand quelque chose ne va pas ( par des alarmes). Finalement c'est simple. Bonne surprise.
Bon déjeuner à bord mais pas de sieste; il ne faut quand même pas pousser.
Je vais au plus simple, dans le domaine connu; je vais mouiller en baie des Langoustiers. Baignade pour vérifier le mouillage puis petite soirée cool. Et le soleil me salue.

Le lendemain départ tranquille, le vent est favorable et comme je prends confiance, je commence à vraiment apprécier.

Le fin du voyage se passe comme à la parade; tranquille; j'irai déjeuner le midi à couple de Meli - Melo, le Beneteau 57 de Philippe Mellier, mon boss.

Puis j'irai en fin d'après-midi m'amarrer au port de Bandol où la manoeuvre de passe encore " comme à la parade".

Finalement, beaucoup de plaisir et peu d'angoisse.

Je recommencerai pas plus tard que mardi pour le retour