dimanche 15 novembre 2009

Premiers pas en solitaire

Il y a un début à tout; ce WE des 13 et 14 juin est le grand moment tant attendu:
le solitaire !
Je balise un peu; dans ma tête j'ai tout préparé, cent fois j'ai répété les manoeuvres dans mes moments d'inactivité, pendant les périodes où, éveillé la nuit, je jouais la crêpe. Mais entre le rève et la réalité qu'est-ce qui diffère ? J'appréhende surtout les départs et arrivées au port. Pour le reste je me sens prêt. Bon les autres l'ont fait, il y a 47 ans que je fais de la voile, je ne suis quand même pas plus con qu'un autre alors je me lance.
Le départ se passe comme à la parade; pas une erreur, rien, Hélia sort du catway comme une princesse, elle se faufile ensuite entre les bateaux du port sans que personne ne remarque que je suis seul tellement tout va bien. C'est ce que je veux, le faire comme la chose la plus naturelle du monde, comme si je le faisais tous les jours.
Hors du port, je range les parebattages calmement et j'envoie les voiles. Rien à dire ça marche et je mets le cap sur Bandol où je suis attendu demain dimanche dans la soirée.
Le première journée se passe simplement; en mer c'est facile; n'oublions pas qu'à bord nous sommes quatre.: le capitaine ( moi) , le barreur ( le pilote automatique ) , le navigateur ( le GPS ) , la vigie ( radar, AIS ). Un équipage plutôt fiable et qui fait signe quand quelque chose ne va pas ( par des alarmes). Finalement c'est simple. Bonne surprise.
Bon déjeuner à bord mais pas de sieste; il ne faut quand même pas pousser.
Je vais au plus simple, dans le domaine connu; je vais mouiller en baie des Langoustiers. Baignade pour vérifier le mouillage puis petite soirée cool. Et le soleil me salue.

Le lendemain départ tranquille, le vent est favorable et comme je prends confiance, je commence à vraiment apprécier.

Le fin du voyage se passe comme à la parade; tranquille; j'irai déjeuner le midi à couple de Meli - Melo, le Beneteau 57 de Philippe Mellier, mon boss.

Puis j'irai en fin d'après-midi m'amarrer au port de Bandol où la manoeuvre de passe encore " comme à la parade".

Finalement, beaucoup de plaisir et peu d'angoisse.

Je recommencerai pas plus tard que mardi pour le retour

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