lundi 26 avril 2010

Au large

Ce WE des 24 et 25 avril 2010 le but était simple: Faire sentir à Jean-Louis ce que c'est qu'être au large, lorsqu'on ne voit plus la terre et... lui montrer ce qu'il y a de l'autre coté de l'horizon.

Rassemblement Domi, Jean-Louis et moi vers 9 h 45 samedi sur Hélia; tout est prêt, à 10 heures du matin on quitte le quai.

Direction la pointe Est du Levant qui nous permet de faire cap au Sud vers... nowhere !
La matinée est tranquille et dès la pointe Est de l'ile du Levant on est au portant. Spi à gogo il doit être 11 heures du matin, on ne l'affalera que le soir vers 19 heures pour faire demi tour.

Je voulais vraiment faire sentir à Jean-Louis ce qu'était le large mais je n'avais pas du tout anticipé sa réaction. Il est vrai qu'il y avait une petite houle pervèrse qui malmenait un peu l'estomac. Au final Jean-Louis est resté un peu moins actif qu'il ne l'aurait voulu toute cette après-midi.

Le temps était malgré tout sympa et, la proue visant droit au Sud on a passé l'après-midi à regarder disparaître la côte et les îles les unes après les autres.

Finalement vers 18 heures il n'y avait plus rien autour sauf que c'est à ce moment là que les visites ont commencé.

D'abord des méduses voiliers, tout un tas: Mignonnes mais elles n'incitent pas à la baignade.

Ensuite les poissons lunes, avec leur nageoire caractéristique qui pointe vers le ciel comme une pale d'hélice puis replongent dans la mer.

Puis les hirondelles qui ont commencé à tourner autour d'Hélia. Oiseaux migrateurs qui revenaient de la cote Sud de la Méditerranéenne. Epuisées elles sont trop contentes de se poser sur Hélia. Plusieurs rentrent même à l'intérieur comme pour nicher. L'une d'entre elle sans qu'on s'en rende compte restera même jusqu'au lendemain matin laissant un petit souvenir " fianteux" sur la table à carte.

Puis les dauphins qui viennent passer plus d'une heure à jouer devant l'étrave. Toute la vie du large s'est rassemblée pour fêter les premiers pas de Jean-Louis dans cet autre monde, ce monde où la nature reprend ses droits.

Vers 19 heures on fait demi tour car les prévisions météo sont vraiment .... calme, calme, calme.

Je prends le premier quart de bannette à 21 heures. Domi prend Hélia en main. En fait il me réveille comme prévu à minuit mais, le vent ayant tourné dans la bonne direction, Hélia a avancé comme une folle et déjà les îles d'Or sont en vue. Je prends le quart suivant et vers 2 h 30 du matin on passe le goulet entre l'île du Levant et Port Cros. De nuit c'est impressionnant car il n'y a aucun balisage nocturne dans ce coin-là. Heureusement que la lune est presque pleine; elle nous éclaire. Le passage du goulet devient un réel plaisir.

Arrivée de nuit à Port Man, la petite crique de Port Cros. Je me méfie car je pense bien qu'il peut y avoir un ou deux bateaux mouillés. A priori rien puisque aucun feu de mouillage n'apparaît. Tu parles, les enfoirés font économie de batteries. Ils sont bien cinq dans la anse mais aucun n'a mis ses feux de mouillage pensant que personne n'aurait le culot d'entrer dans cette anse de nuit; c'est compter sans Hélia, son équipage de choc et son GPS de course.

On mouille au fond de la crique comme en plein jour et... dodo.

Le réveil le lendemain matin est tout enchantement: Un soleil radieux sur une crique de rêve. A tel point que l'équipage du bateau d'à coté décide de se baigner. L'eau est à 14 degrés. A bord d'Hélia on opte pour la version petit déjeuner douillet.

On dérape vers 10 heures pour contourner Port Cros, départ à la voile quand même. Petite brise vraiment légère. On se traîne mais
ce sera une occasion rêvée pour apprécier sur le coup de midi l'extraordinaire tournedos Rossini concocté par Jean-Louis et cuisiné par Domi. Un délice surtout qu'il a été introduit par un vin jaune du Jura et la concoillotte associée absolument fantastique.













Chacun prend son tour de "quart" sur le chemin du retour.












1 commentaire:

Unknown a dit…

Super les photos! et le recit! Je suis impatience de rencontrer Helia.
La bise aux marins